Histoire et patrimoine

Cugand est située au bord de la Sèvre nantaise, à 28 km au sud-est de Nantes et 29 km au sud-ouest de Cholet.

Commune très industrialisée grâce à l’exploitation des chaussées de la Sèvre.

Cugand fut la commune de Vendée la plus industrialisée au XIXème siècle, la dernière filature ayant fermé en 1985.

Origines

Si on en croit la signification de Cugand – de cocut ou cucut adjectif dérivé du pré-indo-européen cucc (hauteur arrondie) probablement avec le breton gwenn (blanc) – l’occupation du site commence avant la venue des Romains. Pour Enrayer les incursions dévastratrices des Bretons, l’empereur Honorius fit construire des fortifications. De ces temps anciens, il ne reste que très peu de vestiges : les piles d’un pont au fond de la Sèvre au Bas-Noyer et les dalles dans une ferme à l’Ambenière).

Les Marches de Bretagne et de Poitou

Avant la création des départements, sous le royaume de France, la paroisse de Cugand faisait partie des marches Bretagne-Poitou (possession commune) et, sur le plan spirituel, de la Bretagne (diocèse de Nantes).

La révolution

L’abolition des privilèges du 4 août 1789 souleva l’indignation générale et ce fut le début des guerres de Vendée. 200 Cugandais périrent durant cette période. En 1789, Cugand comprenait environ 1800 habitants. En 1790 les départements et communes virent le jour, et Cugand se retrouve en Vendée, ce qui n’était pas le goût des habitants.

L’industrialisation de la Sèvre

Pour tirer le meilleur parti de leurs exemptions très favorables aux échanges commerciaux (les marchandises voyageant sans taxes), ils multiplièrent moulins et manufactures dans la vallée de la Sèvre. Aux anciens moulins à blé et à seigle, ils ajoutèrent des moulins à tan, à foulon, à papier dans lesquels la force hydraulique permettait une mécanisation partielle de la production. Dans le même temps, alors que le filage de la laine, du chanvre, du lin et, plus tard, du coton était assuré par les femmes des villages travaillant à domicile, le tissage devint l’œuvre d’artisans spécialisés regroupés principalement dans le bourg.

On situe généralement au XVI siècle, l’exploitation rationnelle des chaussées par les entreprises artisanales : 1562 pour Hucheloup, 1587 pour la Doucinière, 1593 pour Antières, 1595 pour Fouques.

Différentes occupations des chaussées, avec principalement le papier et le tissage :

  • La Doucinière : un moulin à blé, un foulon puis une usine électrique (1915)
  • Hucheloup : un foulon puis une filature (XIX siècle)
  • Bas-Hucheloup : un moulin à blé puis une tannerie (XIX siècle)
  • Fradet : un moulin à blé
  • Antières : une papeterie (1644)
  • Gaumier : un foulon puis un tissage
  • Moulin -Neuf : un foulon
  • La Forge : un foulon puis une forge (1776) et une filature
  • La Feuillée : successivement un moulin à blé, une papeterie (1702), une filature (1840) puis une tannerie (XX siècle)
  • Plessard : un moulin à blé devenu usine électrique (XX siècle) puis une tannerie
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