Comité Départemental de Tourisme de Vendée
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500 ans de mémoire

L'espace naturel sensible de Cugand abrite les vestiges d'un moulin à foulon. Ce moulin est l'un des derniers témoignages de l'exploitation hydraulique de la Sèvre. Cette utilisation de la force hydraulique remonte au moyen-âge et prend son envol au milieu du XVIIe siècle.

La survivance d'une telle architecture et l'importance de cette activité dans le haut bocage vendéen ne pouvait que nous inciter à proposer une mise à disposition pour tous de cette histoire.

Le public peut librement se promener dans un espace naturel en bordure de Sèvre, à l'intérieur d'un moulin à foulon et d'une teinturerie restaurés, tout en profitant d'espaces d'informations sur l'une des spécificités de Cugand: le travail de la laine. Cette réhabilitation a été réalisée par le Conseil Général de la Vendée.

Horaires et période d'ouverture :
Ouvert du 1er Juin au 15 Septembre, de 10 h à 12 h et de 15 h à 19 h.
Fermé le lundi et le samedi matin.
Entrée gratuite - Temps de visite 1h30.

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Le moulin à foulon

Le battage hydraulique, avec de lourds maillets de bois frappant de la laine tissée, est une opération d'apprêt complémentaire du filage et du tissage. Deux des trois foulons du moulin de Gaumier sont restitués. Cette restitution est complétée par:
- une présentation de la Sèvre et des ses moulins au XVIIIe (100 à 140 moulins entre Vernoux en Gatine (79) et Clisson (44)).
- une explication à partir d'un plan du fonctionnement d'un foulon. Sur ce plan sont indiqués les noms des différentes parties du foulon: la dorme, le maillet, la pile, l'auge ...

L'importance des chaussées et leur rôle dans la canalisation de l'eau comme énergie y est également développée : 
- deux loupes pour observer le tissu avant et après le foulage. Après l'opération, la fibre est très serrée, feutrée ...
- dans les fenêtres sont installés des tirages, sur papier semi-transparent, de clichés anciens représentant des scènes de travail vers 1930 autour du village de Gaumier. En regardant par les fenêtres, les visiteurs ont des vues sur une autre époque ...


La teinturerie

La teinturerie avait pour objectif d'imprégner profondément la laine d'une substance colorante et résistante. La matière colorante était dissoute dans l'eau chaude contenue dans une cuve d'environ 1000 litres. Le tissu était ensuite lavé à l'eau froide puis séché sur des poulies ou étendoirs.
La restitution de la teinturerie permet d'expliquer ce procédé et de présenter des échantillons des différents tissus qu'on pouvait trouver: Etamine, Frison, Pinchinat, Droguet, Kamoulk, Berluche ...
Une presse à drap du XVIIIe (vis centrale en bois) retrouvée à Tiffauges est installée dans cet espace. Elle servait à lustrer le tissus.


La buanderie

La reconstitution d'une machine à lainer est présentée dans cet espace. Cette opération avait pour but de faire passer sur la surface de l'étoffe un outil garni de chardons (végétal) pour en faire ressortir les poils. Ces derniers étaient ensuite tondus. Les chardons étaient cultivés à proximité du moulin, après la récupération de graines une partie de la prairie est ensemencée de cette variété ancienne.


Le séchage du tissu

 Après toutes ces opérations, les draps sont étendus sur des poulies ou étendoirs, orientés plein sud, pour le séchage. La partie haute de ces poulies était mobile. Le foulonier vérifiait à l'aide d'une perche de bois appelée "aune", qui mesurait environ 1,20 m, les variations de la fibre. Il procédait à des corrections régulières en modifiant la hauteur des poulies. Celles-ci sont réinstallées à leurs emplacements d'origine.